Parce qu’il coûte moins cher qu’un syndic professionnel tout en témoignant souvent d’une plus grande implication, le syndic bénévole est un mode de gestion qui séduit de plus en plus de copropriétés. Quelles sont ses particularités ? Quels sont les points à surveiller ? Découvrez-le.

1. Syndic bénévole : c’est quoi, le concept ?

Toute copropriété est tenue de se doter d’un syndic de copropriété qui en assurera la gestion. Il peut s’agir d’un professionnel de l’immobilier mais aussi d’un copropriétaire. Élu dans les mêmes conditions qu’un syndic professionnel (soit par l’assemblée générale des copropriétaires ou nommé par le règlement de copropriété) et remplissant des missions similaires, ce syndic « bénévole » sera le représentant légal du syndicat des copropriétaires. Il veillera à la conservation de l’immeuble et s’assurera que les décisions prises en assemblée générale soient exécutées.

2. Syndic bénévole : quels sont ses avantages ?

Parce qu’il est lui-même propriétaire d’un ou de plusieurs lots au sein de la copropriété, le syndic bénévole sera généralement plus impliqué que ne le serait un syndic classique. Et pour cause, la moindre erreur qu’il commettrait l’impacterait, au même titre que les autres copropriétaires.
Financièrement parlant, l’autogestion, c’est-à-dire le fait de recourir à un syndic bénévole, est également avantageuse. Pour autant, un syndic bénévole ne travaille pas gratuitement. Il touchera une indemnisation correspondant aux frais qu’il aura engagés (envois de courriers, appels téléphoniques, frais comptables ou d’architecte, souscription d’assurances, etc.) et au temps qu’il aura consacré à son activité. Un syndic bénévole pourra même être rémunéré si les copropriétaires votent dans ce sens.
Un autre avantage de l’autogestion tient dans la souplesse dont ce mode gestion permet de profiter. Si le syndic bénévole décide de raccrocher les gants ou encore qu’il vend son logement, les copropriétaires pourront désigner rapidement son successeur.

3. Syndic bénévole : quels sont ses inconvénients ?

La plupart du temps, le syndic bénévole ne disposera pas d’un bagage technique aussi solide que celui d’un syndic professionnel. Pour compenser son manque d’expertise, un syndic bénévole devra donc se faire régulièrement assister par des professionnels. En adhérant à une Association des Responsables de Copropriété (ARC), il pourra se faire prodiguer de précieux conseils. De plus, il lui est fortement conseillé de souscrire une assurance civile professionnelle.
Les nombreuses missions (administrer l’immeuble, convoquer les copropriétaires aux assemblées générales, tenir à jour un carnet d’entretien de l’immeuble, etc.) dont doit s’acquitter le syndic sont particulièrement chronophages. Un copropriétaire pourra ainsi éprouver des difficultés à mener de front son activité professionnelle et son activité de syndic… Surtout s’il s’agit d’une grosse copropriété…
Enfin, étant lui-même un copropriétaire, un syndic bénévole pourra se voir accusé de partialité dans la conduite de sa mission. Certains de ses voisins pourraient, par exemple, l’accuser de faire prévaloir ses intérêts personnels au détriment de ceux de l’ensemble de la copropriété.